mercredi 30 janvier 2019

Message à une Cétoine Dorée

Éphémère Cétoine qui voletez sur les réseaux sociaux, ce billet vous est destiné à vous et à tous ceux qui s’interrogent sur vos pattes de mouche.
Vous allez vous demander pourquoi je viens faire vibrer les feuilles où vous vous êtes envolée. Nous dirons que c’est le principe du genre masculin qui s’exprime en moi (encore une fois…).

UMMO Cetonia Seth synchronicité
Illustration à partir de photos de https://pixabay.com

Qui êtes-vous exactement, bel insecte ?
Pourquoi butinez-vous les fils de nos pages ?

On notera votre culture dans le domaine des lettres classiques, de la physique de pointe, votre intérêt pour Jung, la philosophie et les approches ésotériques.
Vous avez inclus dans vos messages des principes du Kybalion qui en évoque 7.
Tiens, revoilà ce nombre magique : Seth Brundle Fly, les prières à 7 pendant 7 minutes de OYAGAA AYOO YISSAA et OOMO TOA...
Et revoilà aussi le Kybalion. Un autre l’avait évoqué, qui me parlait de la proximité de l’amour et de la haine. Un autre ? Curieuse coïncidence, n’est-ce pas ? Vous dédoubleriez-vous à l’infini, étrange Cétoine miroitante ?

Les nouveaux ummites seraient-ils férus d’alchimie et d’hermétisme ou les lumières égyptiennes de leurs tweets attireraient-elles tous les insectes ailés qui hantent les cryptes secrètes ?

Je vous prie en tout cas d’accepter mes félicitations, chère Cétoine. Votre habileté à imiter les caractéristiques de la prose ummite est remarquable:
- recours fréquent aux images à caractère didactique
- invitation à la réflexion
- ton distant, posé, légèrement moralisateur
- lexique précis mais clair, utilisé à bon escient (on pourra comparer avec d’autres faux ummites qui sévissent actuellement en accumulant un vocabulaire ronflant parfaitement inutile, ce qui colore leurs «enseignements » d’un comique du plus bel effet)
- mise en avant de références connues, terriennes il va sans dire.
- emploi des majuscules pour marquer l’insistance
On pourra goûter également la cerise sur le gâteau des caractères non accentués à la manière du correspondant mystérieux de SBF.
Votre appétit naturel a dû vous entraîner à butiner le dossier UMMO plus que de raison.
Je reconnais ne pas être la mieux placée pour faire cette dernière remarque.
Il y a bien aussi quelques fautes d’orthographe ou d’accord mais même les meilleurs en font.

Je vous entends déjà nous répondre que jamais vous n'aviez laissé supposer que vous n'étiez pas un humain de notre vieille planète.
Je vous arrête. Vous écrivez : «La perception-conscience étant particulièrement limitée CHEZ VOUS en l’état actuel, comprenez que plus de 80 % de cette sinueuse trajectoire de vie ne dépend pas vraiment, en réalité, de votre libre-arbitre.» Que signifie ce «chez vous», si ce n'est que vous ne vous incluez pas dans le groupe ?

Je vais maintenant vous donner ma VISION de votre interprétation.

J’imagine volontiers un processus d’orthogenèse agissant par paliers et amenant la matière, inerte puis vivante, à acquérir une perception plus complète de son environnement, ce qui permettrait, si on  se conforme aux textes ummites, d’enrichir la gigantesque base de données de la conscience collective.

Je reconnais au passage avoir du mal à me représenter comment se « synchroniseraient » les 3 entités que seraient :   BUUAWE BIAEI, BUUAWAA  et l’OEMII, alors qu’elles appartiendraient à des univers à 3 flux temporels différents.
Comment une entité se situant dans un univers où tout est figé, en dehors du temps, peut-elle utiliser un « cerveau », BB, où le temps est nul et c infinie pour piloter un OEMMII prisonnier d’un flux de temps précis ? Mon pauvre cerveau bogue face à cette idée. Cela ne veut pas dire que c’est impossible. L’âme pourrait gérer sa propre suite ordonnée de décisions décorrélée du temps.

Je reviens sur le fil de mes remarques. L’affirmation selon laquelle seul l’être humain agirait (parfois) en toute connaissance de cause et disposerait donc d’un libre-arbitre me semble plus hasardeuse. Les dernières découvertes en éthologie indiquent plutôt qu’on a toujours sur-estimé le conditionnement dans le comportement animal. Comment estimer cette part ? Les développements à venir ne vont-ils pas ébranler vos certitudes ?
N'est-ce pas là l'expression d'un vieux fantasme de supériorité de l’homme qui s'imagine à l’image des dieux ?

D’ailleurs, tout est relatif. Mon expérience personnelle m’incline à penser que nous ne savons rien de l’univers dans lequel nous sommes immergés et que donc, parler d’agir en connaissance de cause c’est s’illusionner au plus haut point. Tout au plus percevons-nous l’impact de nos divers conditionnements sur nos choix.

Vous évoquez aussi les synchronicités, les assimilant à des résonances, des couplages harmoniques de certains événements.
J’ai du mal à bien voir de quelle fonction d’onde vous parlez exactement. Votre définition me semble aussi fumeuse que la notion de synchronicité… Mais elle est si bien racontée...
Comme tout le monde l’aura compris, je m’interroge depuis un certain temps à propos de ces fameuses synchronicités.
Elles semblent en partie et en partie seulement être influencées par le libre-arbitre. Je veux dire par là qu’on peut légèrement les infléchir volontairement. Elles s’expriment presque toujours au travers d’archétypes. Plaçons-nous dans le cadre de la métaphysique ummite (même si c’est une pure invention, elle a le mérite de fixer les idées). Les synchronicités amènent plusieurs tunnels temporels (hommes-boudins ummites) à se tortiller, à se croiser pour générer ce qui ressemble à un écho de nos préoccupations du moment. Qu’est-ce qui génère ces synchronicités ? C’est ma principale interrogation.  Est-ce mon « âme », mon corps, la conscience collective, une autre âme utilisant ce gigantesque cerveau qu’est BB, une loi inconnue de la nature, autre chose encore ? La présence des archétypes laisserait penser que BB n’est pas étranger au processus. Le caractère acausal suggère l’intervention d’un canal se situant dans un temps limite (nul ou infini).
Bon, j’en vois déjà qui se dressent et bougonnent : «Synchronicités, balivernes ! Juste une paréidolie du mental.» Mais tout est question de probabilités. Est-on dans l’acceptable, mathématiquement parlant ou pas ? Je ne leur lancerai pas la pierre, j’aurais dit la même chose il y a quelques années encore. Les miennes ont commencé en 2015 ou 2016.
Est-ce qu’elles font sens ? J’ai décidé de les noter soigneusement pour voir si, à long terme, elles se révèlent porteuses d’informations. En l’état, elles sont plutôt obscures, donc on peut en douter. Mais au bout de la 200ème synchronicité autour des mêmes thèmes, on est amené à se poser des questions. Serait-on sourd à un «truc» qui nous hurlerait un message ?

Alors, brillante Cétoine, allez-vous revenir pour en discuter ou continuerez-vous à poursuivre quelque obscur dessein dans l’ombre des ummites ?

samedi 26 janvier 2019

Bourdonnements d'une cétoine.

Je publie ici quelques documents mis en ligne sur Twitter par un compte ouvert fugitivement : @C_aurata. 

Le compte était accessible à tout le monde, mais seuls ceux qui ont pris la précaution de sauver les images-textes (très difficiles à lire car tout en longueur et peu nettes) pourraient désormais réfléchir sur les sujets abordés puisque le compte a été clôturé le 24/01/19.

Des insectes qui viennent s'exprimer avant de s'envoler, on a déjà vu cela.
Dans le cas présent, les textes prenaient la forme d'un dialogue sur Framasoft entre plusieurs intervenants, dialogue en partie tronqué et flouté. Une des images mises en ligne laissait d'ailleurs apparaître une bulle de clavardage, renforçant l'impression qu'il s'agit là d'une discussion animée.
Un des locuteurs se distinguait par l'absence d'accents, comme s'il utilisait un clavier pour anglophones et avait un petit air ummite dans sa façon de s'exprimer, même si, j'insiste, ce compte n'a jamais revendiqué une origine extraterrestre.

hermétisme, Jung, paradoxe temporel
Illustration originale exécutée à partir de photos de https://pixabay.com/fr/

Pourquoi me suis-je "amusée" à retaper ces textes (en corrigeant les irrégularités dont la ponctuation -j'espère que je n'ai pas fait trop de fautes de frappe - ) avant de vous les offrir ? Parce que je pense qu'ils sont intéressants, recoupent certains textes ummites et qu'il serait dommage de les voir perdus. Maintenant, si un des rédacteurs initiaux s'oppose à la publication, il peut me contacter en commentaire ou par mail (voir formulaire de contact), je supprimerai le texte.

Voici donc les textes partagés par Cetonia aurata.
J'ai mis en italique les participants au dialogue qui utilisaient un clavier accentué.
J'ai ajouté quelques liens, histoire d'aider mon lecteur à mieux suivre.
Je réagirai à ces textes dans un futur billet.
Mes remarques personnelles sont écrites entre crochets et en italiques.

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13/01/19

Les écrits anciens longuement dissimulés par certaines communautés ignorant souvent leur véritable origine, ont donné lieu à de nombreuses déformations fantaisistes ou interprétations incomplètes.
Prenez le principe de Mentalisme stipulant que : «Le Tout est Esprit ; l’Univers est Mental» ou encore le principe de Correspondance reconnaissant que : «Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas ; ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut.»
=> Pour l’être doué de conscience, l’opposition entre le sujet et l’objet existe. C’est notamment pourquoi il donne consistance à diverses Entités inaccessibles sur lesquelles il peut orienter ses suppliques, son amour, son adoration, voire son être entier. Pourtant, l’existence n’a pas d’autre but que de réaliser en soi-même la «totalité», sans distinction entre objet et sujet. C’EST DANS LA subjectivité de l’individu que l’objet existe, et nulle part ailleurs. Dans l’être sont à la fois présents l’origine et le but, le haut et le bas. Existe en lui la totalité des expériences, de toutes les pensées, de toutes les émotions. Toutes les potentialités sont présentes et sa tâche est de réaliser leur objectivité dans le subjectif. L’individu pensant est le foyer où converge tout l’univers.

[On trouve ici des références au 7 principes de l'hermétisme définis dans le Kybalion.]

14/01/19

Le Tout n’inclut-il pas le temps par définition ?

Non Monsieur ….  Le terme est, ici aussi, galvaudé. Partez du concept de temps. Observez et interrogez : qu’est-ce que le processus de la «pensée» ? L’illusion de l’écoulement du temps est une mesure effectuée par l’encéphale. Le cerveau procède par COMPARAISON de deux événements diachroniques pour déduire l’orientation temporelle. La comparaison EST un processus temporel. Comprenez que la pensée et le temps, dans sa perception psychique, ne sont qu’un seul et même processus.
Temps = pensée = thésaurisation de connaissances = mémoire = assise identitaire illusoire. Songez aux états d’amnésie rétrograde complète : l’individu n’a plus de repères identitaires, plus d’histoire. Le «moi» est à reconstruire entièrement. Dans les états d’amnésie rétrograde sévère, l’accumulation de nouvelles informations ne se fait plus, l’identité se désagrège, la flèche temporelle change de sens.

Nous savons cela, mais quel rapport avec le Tout ?

Attendez Monsieur …..  Interrogez-vous sur la possibilité d’une abolition de ce temps psychique, chez l’individu sain. La mémoire, les souvenirs de l’histoire propre, sont le temps, le «moi» de cet individu. Qu’y a-t-il en l’absence de ce temps ? Poussez la logique au-delà d’une simple réflexion binaire et ne dites pas «rien», car «rien» est aussi une autre dénomination de «tout». Comprenez-vous?

C’est le principe de Polarité, les extrêmes se touchent.

Toute chose est nécessairement «limitée», vous diriez «par essence», ne serait-ce que symboliquement circonscrite par le langage, sinon vous ne pourriez même pas en parler. Or, êtes-vous en présence d’une «chose» si celle-ci n’a pas de limites ?
Le Tout contient tout en puissance. C’est un autre nom de Dieu.

19/01/19

Mais je ne suis pas d’accord avec vous puisque clairement pour moi la pensée n’est pas un élément «matériel».

Cher Daedalus, est-ce parce que vous faites une distinction en terme de «degrés» des Trois Grands Plans, entre le Physique, le Mental et le plan Spirituel ?

Oui, il existe un continuum. Le découpage est arbitraire, vous le savez.

Il n’est pas si arbitraire que cela, puisqu’il existe une différence de nature fondamentale entre matière et mental !

C’est une illusion. Prenez la pensée. La pensée est au cerveau ce qu’une vague est au liquide. L’onde n’est pas le liquide, mais elle est la résultante d’un processus matériel au sein même de la matière.

D’accord, mais qu’en est-il du «spirituel», de la «conscience» ?
Par définition on est à l’opposé du «matériel» là.

N’allez pas trop vite, Monsieur …… Arrêtez-vous sur ce terme «conscience». Que recouvre ce terme ? La «conscience» n’est pas la pensée. «Conscience» est un synonyme de «vision».
Acceptez-vous l’idée que la Matière puisse être conscience ?

Ce serait admettre que mon tabouret est actuellement conscient de soutenir mon royal postérieur, ce qui me semble compromis, sauf votre respect :)

Le «degré de conscience» de votre tabouret est plus élevé que celui d’un corpuscule élémentaire isolé, mais infiniment inférieur à celui du protozoaire évoluant dans l’eau du vase qui se situe devant vous, Monsieur ……

Bien vu ! :)

Pourriez-vous développer l’idée de la «matière consciente» svp ?

Matériel et Spirituel sont les facettes différentes d’une même pièce.
Il existe une loi de complexification dirigée de la matière vers le vivant que vous pouvez appeler «orthogenèse». De l’assemblage laborieux des corps élémentaires formant la matière, au développement merveilleux du système nerveux le plus basique, existe un processus discret d’accroissement de Conscience.
De la méga-molécule protéique non-vivante au protoplasme vivant, existe un accroissement significatif de «conscientisation». L’organisme unicellulaire gagne en VISION. Il perçoit son environnement (salinité, température, acidité du milieu…), contrairement à la protéine, elle-même pourtant beaucoup plus complexe dans son arrangement que la molécule d’eau...

Mais une cellule n’a pas conscience d’elle-même.

Pas d’«elle-même», Monsieur …..  «D’elle-même» veut dire «réflexion», c’est à dire la capacité d’une conscience à se replier sur soi. Ceci n’est l’attribut que d’organismes issus d’une très lente évolution des systèmes nerveux.
Le cerveau se développe, se perfectionne continuellement au cours de durées nécessairement importantes. Les phénomènes de SOCIALISATION sont d’éminents témoignages du degré d’évolution des différents phyla.
En surface - vous diriez au niveau «matériel» - les connexions nerveuses et l’agencement complexe des ganglions sont entièrement corrélés, en profondeur, au degré de «conscience», à travers une relation que l’on peut qualifier de mathématique.

À plus gros cerveau, plus grosse intelligence, de toute évidence.

L’arrangement de l’assemblage complexe des réseaux nerveux prime sur la quantité, mais une quantité suffisante est un prérequis obligatoire. Si le degré de perfectionnement matériel ou physique du système nerveux suit une logique progressive selon un continuum évolutif lent, il n’en est rien de la Conscience qui, elle, suit une logique discrète, par sauts qualitatifs, discontinus.

Comment expliquer cette dichotomie du continu et du discontinu ?

Elle résulte d’un processus de brisure corrélatif d’un accroissement perpétuel (en quantité d’abord, puis en qualité ensuite). À l’image du liquide qui se met subitement à bouillir, les systèmes s’éloignent très lentement d’un point d’équilibre, jusqu’à la rupture, qui n’est autre que la manifestation d’un tout nouvel état (conscience, réflexion, libre-arbitre…) État lui-même issu du matériel.

Quel rapport faites-vous entre conscience et libre-arbitre ? Pour moi, les animaux sont libres, bien que Jean-Jacques Rousseau fasse une très belle démonstration du contraire à ce sujet (l’histoire du pigeon et du bac de viande).
Il suffit de regarder les primates ou les mammifères marins pour se rendre compte qu’ils sont pourtant conscients (y compris d’eux-mêmes, voir l’expérience de la «tache rouge» et du miroir).

Monsieur …., comme expliqué précédemment, l’accroissement de la capacité de conscience n’est rien d’autre qu’un accroissement de VISION.
L’homme est ainsi plus libre que le dauphin, mais son degré de liberté reste particulièrement restreint.
En effet, il ne perçoit pas que l’essentiel de ses actes résulte de la pression de divers conditionnements dictant ses attitudes et son comportement. Il ne VOIT PAS toute l’influence qu’ont, sur lui, ses préjugés, ses idéaux, le conditionnement social, le conditionnement religieux, politique, ou culturel. C’est en cela qu’il nourrit de nombreux conflits internes à l’origine d’intenses souffrances et d’une société complètement déséquilibrée.
Accroître son niveau de conscience c’est voir, voir c’est comprendre et comprendre c’est être libre d’agir en connaissance de cause.
Maintenant, une fois de plus, interrogez-vous : si voir permet de se libérer du carcan déterministe de la matière ; si la conscience et le libre-arbitre transcendent le matériel, alors qu’y a-t-il au-delà?

[Beaucoup de points abordés dans les textes du 13 et du 19/01/19 sont présents dans les textes ummites. On pourra lire par exemple la lettre D105 à titre de comparaison.]

20/01/19

Non Monsieur ….., les fractales introduites par Benoît Mandelbrot sont plus que cela. Elles jouent un rôle important en tant que fonctions généralisées permettant de décrire certains systèmes dynamiques.
Vous posiez notamment une question sur la nature de ce que vous nommez «synchronicités».
Il existe, en mécanique classique, des systèmes qualifiés «d’instables». Ces systèmes, bien connus des physiciens, sont rigoureusement déterministes, mais extrêmement sensibles aux conditions initiales. Plus le système est complexe, plus il est sensible aux conditions initiales et moins il est possible de déterminer sa trajectoire, qui est alors semblable à celle douée d’un comportement aléatoire. Néanmoins, vous pourriez dire qu’avec la connaissance INFINIE des dites conditions, vous seriez capable de prédire cette trajectoire, ce qui est vrai, et ce qui répond à une définition du Divin. Vous diriez alors que Dieu est «capable» de prédire le futur puisqu’il connaît l’état du monde initial avec une précision infinie (ce qui est vrai, d’une certaine manière).
CEPENDANT, il existe une forme d’instabilité encore plus forte, de telle sorte que les trajectoires et les comportements sont non prédictibles, QUELLE QUE SOIT LA PRÉCISION DES CONDITIONS INITIALES. Ce type d’instabilité est d’une importance majeure, elle s’applique aussi bien à la mécanique classique qu’à la mécanique quantique.


Les physiciens la connaisse bien depuis les travaux de l’éminent mathématicien Henri Poincaré et son étude des «systèmes dynamiques non intégrables». La non intégrabilité explique pourquoi le monde n’est pas isomorphe à un ensemble de corps sans interactions, sans orientation temporelle (entropie), qui n’aurait pas de place pour le développement de complexes auto-organisés et, par conséquent, au vivant.
Voyez pourquoi : un système dynamique instable intégrable est, en réalité, une entité extrêmement rare. En effet, il est indispensable de prendre en considération l’existence de RÉSONANCES ENTRE LES DEGRÉS DE LIBERTÉ DU SYSTÈME. Ceci est un élément fondamental.
En effet, au niveau statistique, les résonances entraînent l’annulation du déterminisme, elles introduisent l’incertitude, le libre-arbitre et explique l’existence d’une flèche du temps.
Le concept de résonance caractérise un rapport entre des FRÉQUENCES. La résonance se manifeste notamment lorsque deux fréquences correspondent à un rapport numérique simple où l’une des fréquences est égale à un multiple entier de l’autre. Les résonances conduisent à un couplage entre événements (pensez au couplage entre deux sons). Le phénomène est effectivement bien connu des musiciens, avec les harmoniques.
Les synchronicités sont ni plus ni moins qu’une forme singulière de couplage.

Intéressant. Nous voici donc arrivé au Principe de Vibration.

[On a ici un mélange entre hermétisme et théorie du chaos. Philippe Guillemant a abordé ce sujet avec sa théorie de la Double Causalité - On notera aussi que Cétoine dorée et synchronicités évoquent immanquablement Jung. ]

21/01/19

….parce que la VIE entière de l’individu est un système dynamique instable. Chaque événement de vie est une brisure d’équilibre. L’instabilité du système offre un éventail de changements tendant vers un nombre incalculable, ce qui traduit une complexité elle-même infinie que vous pouvez imaginer comme un vaste réseau de bifurcations dont les nœuds incarnent la présence d’événements divers. Imaginez alors une représentation de tous les changements d’états d’un individu au cours de sa vie. Supposez que vous traciez une branche à chaque survenue d’un nouvel événement faisant basculer l’individu dans un nouvel état d’équilibre.
Par exemple, une personne travaillant quarante ans dans la même entreprise (état stable) peut être un jour licenciée (occurrence) et changer d’emploi (nouvel état). Ou bien, vous pouvez imaginer quelqu’un  contempler un paysage puis arrêter soudainement son activité à cause de précipitations atmosphériques. Ou encore, une personne en train de s’exprimer alors qu’une autre lui coupe brutalement la parole, etc.
Comprenez que vous rencontrez ces bifurcations à tous les niveaux, c’est à dire différentes échelles temporelles. L’état d’instabilité peut se retrouver à l’échelle d’une vie entière (emploi, vie de famille, santé physique, etc) mais également à des échelles très réduites (le besoin de manger, la rencontre entre deux amis, un grain de poussière effleurant la cornée, etc). Finalement, vous constaterez des changements d’états entraînant d’autres changements d’états à l’image des cascades de bifurcations observées dans les schémas de systèmes stochastiques, s’emboîtant les unes dans les autres. Ce sont des schémas incarnant une complexité fabuleuse à travers une structure fractale.

Maintenant, imaginez la scène fantastique où un personnage imaginaire pourrait, à la fin de sa vie, se retourner et contempler la longue route infiniment sinueuse qu’il aurait empruntée à travers ces innombrables bifurcations (c’est à dire avec un vecteur «temps» orthogonal à l’axe physique). Ce chemin tortueux imaginaire est une autre représentation des décisions prises par l’individu sur sa vie  entière. Ce sentier matérialise chaque choix et chaque changement de l’être pensant. Bien entendu, alors qu’il arpente ce chemin, l’individu réel est incapable de prévoir précisément la route qu’il va prendre l’instant d’après (imprédictibilité), cependant, lorsqu’il prend de l’altitude, ce personnage imaginaire peut contempler le trajet effectué et comprendre comment il est arrivé jusqu’ici (causalité). Vous devinez également que le parcours choisi aurait pu être totalement différent en fonction de la variation des contingences (sensibilité aux conditions initiales).

Le «système» infiniment complexe dans lequel évolue l’individu reste toutefois déterministe. Il repose sur des causes mécaniques, des causes efficientes. Pourtant, vous pourriez objecter que les motivations personnelles d’un être pensant ne trouvent pas toutes leur origine dans ce type de causes, malgré les pressions inimaginables de ses divers conditionnements. En réalité, la sphère que vous qualifieriez de CONSCIENTE de l’individu montre que la motivation de l’être humain obéit également à une FINALITÉ.
Chaque fois qu’un individu se présente devant un choix dont il a CONSCIENCE - c’est à dire qu’il VOIT -, ceci l’amène à adopter une possibilité qui reflétera son libre-arbitre. Ainsi, dans ce tortueux diagramme de bifurcations, vous voyez que c’est la conscience du sujet, sa liberté de choix, qui lui permet de se «diriger» dans ce dédale chaotique. La perception-conscience étant particulièrement limitée chez vous en l’état actuel, comprenez que plus de 80 % de cette sinueuse trajectoire de vie ne dépend pas vraiment, en réalité, de votre libre-arbitre.

[On passe ici de la théorie du chaos à celle des réseaux dont l'importance est soulignée à longueur de page dans les documents ummites et on retombe au passage sur l'image de l'homme boudin de la D41-15.]

22/01/19

….. la singularité du big bang ?

Le temps est éternel.
Vous avez un âge, une civilisation a un âge, l’Univers a un âge, mais le temps, lui, n’a ni commencement ni fin.
Le «flux du temps» est associé aux processus «non réversibles». Vous diriez qu’une horloge entropique, qui enregistre la production d’entropie, diffère d’une horloge mécanique.
Vous parliez du «paradoxe des jumeaux». Un changement de l’effet de gravitation peut parfaitement modifier les résonances. Ainsi, si vous envoyez deux jumeaux dans l’espace et, qu’avant de revenir sur Terre, l’un des deux seulement traverse un champ gravitationnel, vous observerez alors des âges distincts à leur retour. Le «flux du temps» n’est pas unique, mais la direction du temps est invariante.
Vous pouvez voir, et seulement voir, le passé, mais non le futur. Le «moi» dont vous parliez est en réalité ici un «observateur-relativiste» dépendant du propre système dans lequel il évolue.
Pour comprendre, vous pouvez vous appuyer sur des représentations très simples, comme le diagramme spatio-temporel du théoricien Hermann Minkowski.
L’Univers n’est pas traversé par la lumière, il EST la lumière. En cela, la limite dite de la «vitesse»  n’est que la traduction d’une contrainte géométrique intrinsèque.
Dans la représentation de ce diagramme, un observateur situé à l’origine du «cône de lumière» ne peut PERCEVOIR que ce qui est inférieur à cette vitesse-limite (donc ce qui est dans le cône). À l’extérieur du cône, les vitesses seraient «plus grandes», donc ces régions sont «exclues» (impossibilité géométrique).
La vitesse-limite, comme son nom l’indique, impose une limite expliquant que les effets d’événements SIMULTANÉS, mais éloignés en des points distants de cet observateur, ne donneront des effets qu’il ne percevra que «plus tard», même si ces effets se propagent à la vitesse de la lumière.
Dans cette configuration, un moi-relativiste ne dispose, par définition, que d’une fenêtre finie sur le monde extérieur.

Un individu ayant une liberté de choix absolue serait aurait la capacité d’accroître son «champ de vision» au point d’avoir des facultés de prescience ? Une sorte de transcendance du petit moi limité?

Pas tout à fait. Notez cependant que de telles entéléchies sont possibles.
Ne confondez pas description physique et description psychologique.

Serait-il libéré de toutes formes de névroses ?

Oui, elles résultent, majoritairement, d’un manque de perception exhaustive à l’origine de conflits internes et d’une dissonance avec la réalité.
Les signes de la souffrance inhérente sont semblables à ces tempêtes ou à ces ouragans entretenus par des vents violents contraires.
Comme pour l’étonnante Tache Rouge de Jupiter, les vents dominants au-dessus et au-dessous du tourbillon circulent dans des directions opposées et maintiennent sa structure à l’image d’une bille que vous feriez rouler entre vos mains.
Ce qui est non vu, non compris, et rejeté hors de soi, fait irrémédiablement retour dans la douleur.

[Et maintenant nous voilà dans la physique relativiste avec le célèbre paradoxe des jumeaux et le cône de lumière]

23/01/19

L’idée développée par Mademoiselle …. concernant l’accroissement d’une «Conscience collective» est correcte. Mais il n’est pas correct de vouloir supprimer «l’ego» ou la singularité individuelle des hommes. Vous avez mal compris.
Il existe bien une accélération tendant vers un point de CONVERGENCE, par processus d’enroulement et d’équilibre instable.
Sur le plan numérique, une humanité surpeuplée concentre ainsi son activité de survie sur des projets de migration vers de nouveaux astres, afin de poursuivre son expansion (nouvel équilibre). Il s’agit d’une extériorisation d’une expansion «physique».
Sur le plan individuel, l’évolution naturelle de l’humanité conduit vers la montée inexorable de toujours plus de Conscience, c’est à dire au reploiement interne, à l’accroissement de vision et d’une sur-centration. Vous pouvez alors visualiser l’image de cette centration venant engendrer la contraction de chaque pôle et «attirant» ainsi tous les autres centres en participant à l’émergence d’un FOYER SUPÉRIEUR collectif d’hyper-réflexion. Voyez alors comme est inadaptée l’idée d’une opposition franche entre individualité et société. Vous devinez qu’ici se situe non plus une extériorisation, mais une intériorisation psychique.
Enfin, et certains d’entre vous devinent déjà la suite de cette réflexion, que se passe-t-il sur le plan «cosmique» si toutes les Humanités parviennent à autant de foyers d’hyper-conscience ?
Voici la réponse : Tandis que l’origine du monde physique procède d’un point singulier primordial, son «aboutissement», sa «finalité», quant à elle, prend forme dans celui d’un vertigineux FOYER TERMINAL supra-Conscient.

[Ce passage évoque le devenir des humanités dont chaque individu finit par se transformer en OEMMIIWOA, tel qu'il est décrit dans les documents ummites. On pourra se référer à la D792-1, entre autres, pour voir les nombreux points de convergence.]

Modification en date du 28/01/19

Comme plusieurs me l'ont demandé, je vais publier les images qui piquent les yeux, bien difficiles à lire. Nul doute qu'ils vont y trouver des informations de la plus extrême importance...
Je revis l'histoire des mp de OAY. On ne me fait jamais confiance.
Les plus sages oublieront ces images, mais ce que j'en dis...

Voilà ! Bonne lecture.